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Le blog des communistes de Vitrolles

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Lundi 22 octobre 2007

 

Florimond, verdict le 21 décembre
 
 
arton4819-7e1ca.jpgIl y avait bien longtemps que les aixois n¹avaient pas vu leurs boulevards bloqués tout un après-midi par une manifestation. C¹est pourtant ce qui s¹est produit  aujourd'hui ,lundi 22 octobre à l¹occasion de l¹audience au TGI de Florimond Guimard, professeur des écoles, militant syndical du SNUipp et du RESF, pour avoir empêché l¹expulsion d¹un père d¹élève sans papier de son groupe scolaire. Florimond Guimard comparaissait pour violences volontaires avec arme par destination (il avait suivi le véhicule de police emmenant le père d¹élève) et violence en réunion (la participation à la manifestation à l¹aéroport) ayant entraîné une ITT de moins de 1 jour (un policier s¹étant fait mal au petit doigt avec une barrière) pouvant conduire à des peines allant jusqu¹à 3 ans d¹emprisonnement et 45 000 euros d¹amende. Un an après les faits, le réquisitoire du procureur a tenté de sauver la procédure judiciaire en demandant la requalification des infractions. Il a reconnu qu¹on ne pouvait retenir la qualification de violences volontaires. Tout juste pouvait-on s¹aventurer sur le terrain de la résistance, la rébellion et de demander une peine de 2 mois de prison avec sursis. L¹avocate des policiers avait demandé 1000 euros d¹amende pour chaque agent. Les avocats de la défense de Florimond ont demandé la relaxe. Le verdict est mis en délibéré pour le vendredi 21 décembre à 14h. Depuis midi, entre 3000 et 4000 manifestants se sont rassemblés dans les rues d¹Aix, avec des délégations provenant de tout le pays et portant les couleurs d¹une multitude d¹organisations syndicales (FSU, CGT, CFDT, Solidaires,), associatives (RESF, LDH,) et politiques (PS, PCF, LCR, Verts,). Après un rassemblement pique-nique avec prise de parole, la manifestation s¹est déroulée jusqu¹au TGI où elle a occupé le boulevard pour une veille citoyenne jusqu¹à 20h.
 
 
 malik_mersali_aix_guimard_5.jpgaprés la manif du 20 avril 2007  (photo) celle d'aujourd'hui montre que la mobilisation reste la meilleure façon de resister au attaques de Sarkozy 
 
par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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Dimanche 21 octobre 2007
Hommage à Guy Môquet :
Pose d'une plaque commémorative
 lycée THIERS
5 place du Lycée
13001 - Marseille
Lundi 22 octobre à 18h

Nous avons décidé de poser une plaque au lycée Thiers de Marseille en mémoire de ce jeune résistant communiste.
Ce choix fait suite à une demande du groupe communiste à Michel Vauzelle pour obtenir que ce lycée porte le nom de Guy Môquet.
Chacun comprend que l’importance donnée à la mort de ce résistant de 17 ans pour Nicolas Sarkozy n’a pas pour objectif d’honorer un résistant communiste mais bien au contraire de déformer le sens de l’engagement d’une résistance dans le combat contre le nazisme pour la paix et la liberté.
Nous ne laisserons pas récupérer les actes de ces femmes et hommes à des fins politiciennes. Le combat des résistants c’est poursuivi par la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance que Nicolas Sarkozy met en pièces aujourd’hui.

                        VIDEO REALISEE PAR LES ELEVES DU LYCEE JEAN DURAND

par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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Samedi 20 octobre 2007
FIDJI-MARSEILLE-MALIK.JPGEnfin c'est fini, nous ne verrons plus Sarkozy dans un stade (pour quelques heures ?) , quoique ce soir il avait  l'air ailleurs , moins d'arrogance , moins de suffisance , allez savoir pourquoi. En tout cas même si cette coupe du monde fut un un peu longue , plus d'un mois ,  on peut relever des moments forts comme le match des futurs champions du monde à Marseille contre cette équipe des FIDJI  (photo) ovationné par un public marseillais conquis.Ce  soir c'est  le rugby sans aucun essai cela  devient à la mode pour les sud africains., deux finales , deux victoires et pas d'essais. Le rugby sud africain est aussi un rugby de formation avec plusieurs générations sur le terrain et des jeunes issus de centre de formation. De quoi faire réfléchir nos stars et notre nouveau ministre des sports ...mais il a peut être d'autres préoccupations ?

par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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Samedi 6 octobre 2007
Le délit d’initié chez Airbus ébranle l’Hexagone C’est une bombe dans le ciel assombri de l’industrie européenne de l’aviation. Pendant qu’Airbus connaissait ses premiers couacs en 2006, ses dirigeants et actionnaires vendaient massivement leurs titres. En toute illégalité, estime l’Autorité française des marchés financiers (AMF), dans un document rendu public hier par « Le 07-10-04-lagardere-forgeard-eads.jpgFigaro ».

Qu’il semble loin, le temps où l’on s’émerveillait du dernier gros bébé d’Airbus, l’A380, où des chefs de gouvernement et des milliers de journalistes accouraient près de Toulouse pour découvrir le monstre, encore en pièces détachées : promesse de succès pour l’industrie européenne et cauchemar assuré pour le rival de toujours, l’Américain Boeing. Epoque trompeuse d’ailleurs, car en ce début 2005, quand d’une main le groupe EADS dévoile au monde l’A380, de l’autre, il entérine les retards de la chaîne de production. En mai de la même année, les dirigeants d’EADS savent déjà que les nombreuses commandes ne seraient pas honorées en 2006.

Bénéfices avant la chute La situation difficile les incite à prendre des mesures d’urgence réduction des coûts, etc. mais pas seulement. En novembre, constate l’AMF, plusieurs responsables du groupe commencent à vendre leurs titres. L’action, à l’époque, oscille entre 30 et 31 euros. Rebelote en mars 2006, quand les soucis de production, évoqués en conseil d’administration, restent confidentiels. L’action, faut-il le rappeler, allait dégringoler en dessous de 20 euros huit mois plus tard, une fois rendus publics les retards considérables pris par Airbus.

Cela s’appelle, selon l’Autorité des marchés financiers, un délit d’initié et cela peut rapporter gros, au moins dans un premier temps. Le document de l’AMF révélé par Le Figaro ne chiffre pas les gains des 21 dirigeants d’Airbus et d’EADS qu’elle a placés sous sa loupe. Mais dans un rapport préliminaire, elle parle de 90 millions d’euros de plus-values encaissées par quelque 1200 initiés. Et l’on sait que Noël Forgeard, l’ancien coprésident d’EADS, est soupçonné d’avoir empoché 2,5 millions d’euros suite à la vente d’actions, en mars 2006. La défense de Forgeard, comme celle d’Arnaud Lagardère, actionnaire du groupe, tient en quelques mots : « Airbus n’a pas signalé de retard irrattrapable avant mi-avril 2006, et les conséquences financières étaient alors très limitées. »

Le scandale est énorme. L’AMF met en cause de gros poissons. Outre Forgeard et Lagardère, sont concernés l’Allemand Thomas Enders, l’ancien confrère de Forgeard à la tête d’EADS (voir ci-dessous), mais aussi Manfred Bischoff, patron de DaimlerChrysler, le principal actionnaire allemand du groupe aéronautique. L’affaire risque d’enfoncer encore Airbus, miné depuis des années par les tensions franco-allemandes et qui annonçait en début d’année 10 000 suppressions d’emplois d’ici à 2010.

Pire : l’Etat français, actionnaire d’EADS, était au courant, affirme le gendarme de la Bourse. Il a laissé faire. « Par le pacte d’actionnaires, l’Etat n’avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d’actions d’autres actionnaires », rétorque Thierry Breton, qui était alors ministre des Finances. Comme si cela ne suffisait pas, l’ex-premier ministre Dominique de Villepin a évoqué hier l’existence d’une caisse noire chez EADS. Un trésor caché géré selon lui par Jean-Louis Gergorin, l’ancien vice-président du groupe, soupçonné d’avoir initié une vaste manipulation financière, l’affaire Clearstream, visant notamment Nicolas Sarkozy et où Villepin pourrait avoir joué un rôle. Ce dernier a demandé l’audition d’Arnaud Lagardère l’ami du chef de l’Etat.

par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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Vendredi 5 octobre 2007



Dix idées sur le miroir aux alouettes des heures supplémentaires à Sarkozy


1°) les heures supplémentaires pour les 5 millions de salariés des entreprises de moins de 20 salariés devaient être majorées à 25 % depuis le 1er janvier 2005.  C’était la loi voulue par la gauche.
Ce sont MM. Fillon et Sarkozy qui ont empêché qu’elles le soient et qui ont reporté cela depuis trois ans.
Ainsi ils ont fait travailler plus en gagnant moins que prévu 5 millions de salariés depuis trois ans !

2°) L’exigence de hausse des salaires est générale. Le placebo de la promesse d’heures supplémentaires ne la remplace pas.
D’abord parce que nombre d’entreprises et de branches ne feront pas faire d’heures supplémentaires du fait du marasme actuel.
Ensuite parce que déjà dans d’autres branches, (HCR, bâtiment, agriculture, confection, agro alimentaire. ... Et les cadres) cinq, six, sept millions de salariés déjà travaillent plus prés de 45 h, de 50 h, voire, illégalement, de 60 h.
Enfin parce que ce système Sarkozy Fillon, c’est en fait la baisse du salaire brut sur celles des heures supplémentaires qui seront déclarées !

3°) « la liberté de travailler plus pour gagner plus » n’existe pas. C’est un mensonge de A à Z.
Celui qui prétend cela serait collé à l’examen de préparation en droit du travail. Tout salarié est subordonné (et non pas collaborateur). Seul l’employeur décide de la naissance du contrat, de la gestion du contrat et de la fin du contrat.
Jamais un salarié ne décide de la durée de ses horaires de travail. Les 35 h ne sont que la durée légale de référence. Un patron peut vous embauche à temps partiel en deça de 35 h et là, il n’y a pas d’heures supplémentaires, elles sont restées “complémentaires” donc non majorées.
Un patron peut, ou non, vous faire faire des heures supplémentaires, c’est lui seul qui décide. Dans certains cas de force majeure, refuser des heures supplémentaires peut être une faute. A l’inverse nul ne peut imposer à son employeur des heures. Par contre toute heure faite est due avec sa majoration appropriée : il existe cinq sortes de majorations désormais, à 25 %, à 50 %, à 100 %, et avec repos compensateur à
50 % ou a 100 %. Si un employeur n’a pas averti son salarié de son droit à repos compensateur, ce droit reste acquis sans prescription ; toute heure supplémentaire peut être réclamée cinq ans en arrière (mais attention, ils veulent réduire ce délai de 5 à 3 ans, voire 2 ans).

4°) les heures supplémentaires sont probablement aujourd’hui estimées à 2,5 milliards. C’est l’équivalent de 1,4 million d’emploi. Alors qu’il y a 4,4 millions de chômeurs et que le chômage vient encore d’augmenter de 11 800 en août.
Le système Fillon-Sarkozy d’heures supplémentaires, c’est le choix du maintien et de l’extension du chômage.
Comme ils veulent aussi rallonger la durée du travail sur toute la vie avec des retraites à 41 ou 42 annuités, à 61 ou 62 ans, le chômage, qui pourrait et devrait baisser en ce moment pour des raisons démographiques, restera élevé.

5°) Mais plus de moitié des heures supplémentaires ne sont pas déclarées, ni payées au taux légal.
Aucun moyen suffisant n’est donné à l’inspection du travail pour contrôler cette immense fraude qui pèse contre nos caisses de protection sociale. Pourtant il y a 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail pour heures supplémentaires impayées. Au mieux et très souvent, elles sont masquées sous forme de « prime exceptionnelle ». De quoi craindre, si elles ne donnent plus lieu à cotisations sociales ni impôt, que désormais ce soient des primes exceptionnelles qui soient masquées en heures supplémentaires.
 
6°) c’est avec la durée légale à 35 h que le nombre d’heures supplémentaires rendu possible a augmenté et non baissé : car la durée maxima du travail est restée fixée à 48 h (loi française et directive européenne). Il y a donc place depuis 2002 pour 13 h supplémentaires hebdomadaires au lieu de 9 h (du temps des 39 h).
En fait pour créer de l’emploi et augmenter les salaires, il faudrait faire l’inverse de Sarkozy : diminuer la durée maxima de 48 à 44 h et rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche dès la 36° heure.

7°) c’est la droite qui a poussé avec les lois Balladur et Fillon aux annualisations et modulations d’horaires sur des cycles. Ce qui est un moyen de rendre les heures supplémentaires invisibles et impayées puisqu’il y a des périodes « creuses » et des périodes « hautes ».  Ainsi lorsqu’il a surcroît exceptionnel de travail, les heures ne sont pas reconnues comme heures supplémentaires mais comme heures normales non majorées.
Borloo, en janvier 2005, a fait voter que « le temps de déplacement professionnel n’est pas du temps de travail effectif », ce qui pousse à faire travailler plus en gagnant moins, nombre de salariés appelés à se déplacer pour leur employeur.
 
8°) Ce sont des lois Fillon-Sarkozy qui ont allongé le contingent annuel autorisé d’heures supplémentaires :
il est passé de 180 h à 220 h avec possibilité d’y déroger, en pire, par accord (loi Fillon du 4 mai 2004 remettant en cause le principe de faveur)
Dans la poissonnerie, un accord a été signé pour 230 h de contingent annuel.
Et dans les HCR (hôtels, cafés, restaurants), un accord a été signé pour un contingent annuel de 360 h.  
Or le dépassement du contingent est soumis à autorisation préalable de l’inspection du travail, et surtout, c’est le seuil de déclenchement d’heures supplémentaires majorées de 100 %.
Ainsi en augmentant le contingent, Sarkozy et Fillon font travailler les salariés concernés plus en gagnant moins ! Puisque c’est seulement la 231 ° heure dans la poissonnerie et la 361 ° heure dans les HCR qui sont majorées de 100 % au lieu de la 181° heure.
 
9°) Ce sont encore les lois de droite, Sarkozy-Fillon qui ont étendu l’usage des “forfaits-jours”.
D’abord limités aux « cadres autonomes » par la gauche, ils ont été étendus aux “cadres itinérants”, aux “salariés itinérants”, puis à tous les salariés (loi Dutreil, juillet 2005) si un accord le permet avec un syndicat.
Or le “forfait jour” peut permettre de violer le calcul des heures supplémentaires et rend le contrôle de la durée maxima quotidienne (qui est toujours de 10 h) quasi impossible. Il ne reste plus que le repos quotidien fixé à 11 h (loi française et directive européenne).
 
10°) c’est encore Fillon et Sarkozy qui ont étendu les possibilités de « compte épargne temps » crée par Balladur dans sa loi quinquennale de 1994, ce qui signifie « le droit » de ne pas prendre ses congés payés et jours de RTT. Mais ce n’est pas un « droit » puisque le salarié est subordonné et que c’est l’employeur qui signe ou non un accord en ce sens. Avant cela les congés payés étaient obligatoires et c’était un délit de la part d’un employeur que de les “payer”. Fillon a facilité le « rachat » des « compte épargne temps » à taux zéro, ce qui revient encore à faire des heures supplémentaires non majorées : travailler plus en gagnant moins.

 
Le 1er octobre, les « lois supplémentaires » de Sarkozy-Fillon sont un marché de dupes qui coûte cher :
en effet, là ou, éventuellement, cela marchera, ce sera autant de « trou » en plus pour les caisses de Sécurité sociale puisque le salaire brut sur les heures supp’ est supprimé.
Car, il faut le dire, il n’y a pas de « charge » sur les heures de travail, il n’y a que des cotisations :
c’est à dire du salaire brut attaché au salaire net. C’est un salaire mutualisé, indirect. Là, ils baissent ce salaire brut, et ils promettent de compenser le manque à gagner qui en résultera pour les caisses sociales, par des reversements de l’état… à partir de l’impôt collecté sur les… salariés.

Enfin, derrière la duperie des heures supplémentaires,
entre en vigueur ce 1er octobre 2007,
le nouveau Code du travail, partie législative.

Ce nouveau Code du travail a été adopté, contre l’avis unanime exprimé alors par les syndicats,
C’est le Conseil des ministres
du 7 mars, qui l’a promulgué au Journal officiel le 12 mars 2007 par ordonnance dans un silence médiatique général.
La promulgation a prévu l’entrée en application du nouveau code au 1er octobre 2007 pour la partie législative.
500 lois ont été déclassées en décret.
Les parties réglementaires sont en voie elles aussi de ré-écriture, et sont prévues pour le 1er mars 2008.   

L’étouffement médiatique qui préside à tout cela est une honte. On change fondamentalement le code du travail sans concertation, contre l’avis des syndicats, sans débat, sans la moindre information publique.
C’est une destruction, une mutilation, un démantèlement du Code du travail (et de toute la jurisprudence qui s’y attache) tel qu’il s’est construit dans les luttes sociales depuis plus de 130 ans.

Des recours ont été effectués contre ce coup de force.
Le Parlement, pour éviter le succès possible de ces recours, devrait être saisi d’une demande de ratification des résultats des travaux des ordonnances en question, le 20 novembre prochain.
par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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