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Le blog des communistes de Vitrolles

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Lundi 15 octobre 2007
Un outil citoyen
 
Alternatives Economiques, le journal d'économie , a élaboré un petit logiciel pour contribuer au débat citoyen sur les choix en matière de fiscalité. Vous décidez des mesures à prendre ou pas et vous voyez immédiatement l'impa

Cet outil permet de mettre en rapport le coût des différentes mesures fiscales décidées cet été dans le cadre de la loi Travail, emploi et pouvoir d’achat (Tepa) et le coût de besoins sociaux aujourd’hui insatisfaits ou mal satisfaits. De quoi illustrer concrètement ce qui aurait pu être fait avec les milliards d’euros auquel l’Etat a décidé de renoncer, essentiellement au profit des ménages les plus aisés. Je vous invite a tester vos choix vous verrz que l'on peut faire beaucoup de choses avec 14 milliards d'euros !
par Malik MERSALI publié dans : les chiffres de la pénombre
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Vendredi 12 octobre 2007
al-gore.jpgJeudi une cinquantaine de cadres de la ville de  Vitrolles assistaient à une projection au cinéma les lumieres de "une vérité qui dérange ", ce film d'AL GORE , ex-futur  président des USA  montre bien l'urgence d'agir et de se montrer responsables face à une détérioration sans précédent de notre environnement.
Dans le cadre d'une formation sur le thème d'une administration éco responsable ce film, oscarisé, rappelle que toute la communauté mondiale doit passer à l'action.

Ce matin, Vendredi, ce sont les élèves de  terminales économiques et sociales du lycée jean Monnet qui ont assisté a une projection du film d' AL GORE , hasard du calendrier , un an jour pour aprés sa sortie : le 11 OCTOBRE 2006, le vice président de Clinton recoit le nobel de la paix 2007. Certes ce n'est peut etre le meilleur choix mais son travail de mediatisation sur le changement climatique reste incontestable.
Pour etre dans l'actualité on ne pouvait pas faire mieux  à Vitrolles ce 12 octobre 2007.
par Malik MERSALI publié dans : Vitrolles
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Mardi 9 octobre 2007

la LCR organisait samedi un débat autour du thème "un parti de gauche aujourd'hui" en phase avec l'actualité du moment puisque Olivier BESANCENOT verrait d'un bon oeil la constitution d'un nouveau parti autour de lui . A mes cotés se trouvaient  invités René AGARRAT pour les collectifs unitaires et Didier Hacquart pour le PRS. Je vous livre quelques bribes de mes interventions.

debat-lcr-malik-mersali.JPG

 Faut-il construire une gauche de riposte ou une gauche de projet ? Les deux exigences sont-elles compatibles ?
Si nous voulons développer les luttes, il faut débattre des propositions alternatives à construire ensemble. Aujourd’hui pèse l’idée qu’il ne serait pas possible de faire autrement. Dépasser le capitalisme à l’origine de tant de souffrances, cela passe par des propositions concrètes : gagner de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, des droits démocratiques et politiques d’intervention pour les citoyens…
 Ces mesures doivent être inscrites dans des lois, cela passe par la mise en échec du nouveau traité européen qui n’est que la répétition de la constitution européenne que notre peuple a rejetée. Il faut à la fois riposter et élaborer une nouvelle alternative à gauche
 
Prenons le pouvoir pour rendre le pouvoir
 
Justement, faisons en sorte de prendre le pouvoir pour aussitôt le rendre aux citoyennes et aux citoyens. Arrêtons d’opposer en permanence la gauche de pouvoir et la gauche de protestation.
 La question est simple : la gauche est-elle capable de gouverner pour changer la politique et transformer la société. Oui elle est capable
C’est ce qu’attendent les salariés qui luttent pour la sauvegarde des services publics, contre les fermetures d’établissements hospitaliers ou de bureaux de poste. Et tous les salariés qui attendent une amélioration de leur niveau de vie
Pas question de recommencer une gauche qui n’a pas eu le courage de mettre en oeuvre une nouvelle répartition des moyens, ni de donner du pouvoir aux salariés.
 
 
Se donner un projet de transformation sociale
 
Ce n’est qu’après que l’on verra les questions de structures. Le débat va continuer à gauche. À vous les citoyens, les électeurs de gauche, les salariés de vous en mêler, d’intervenir. C’est à partir de vos aspirations que la gauche doit se construire pour dépasser les divergences actuelles. Ce débat doit se mener sur la place publique. Puisque tous ici sommes d’accord pour continuer , dans chaque - commune ou chaque entreprise, des - réunions doivent se tenir avec toutes les forces de gauche. Cela changerait l’atmosphère et permettrait de créer les conditions pour battre les prétentions antisociales de Nicolas Sarkozy
 
  
Quelles initiatives  aujourd'hui et maintenant ?
Avec le Comité Riposte, la gauche a enfin réussi à s’organiser
Nous avons voulu, dès la rentrée politique, porter le drapeau de la gauche rassemblée pour qu’elle soit sur la riposte, Sarkozy étant élu depuis plus de quatre mois et mettant en œuvre à marche forcée un programme très régressif. Sarkozy réenclenche une phase très dure de sa politique et la gauche est dans l’incapacité, toutes debat-lcr-malik-mersali-2.JPGsensibilités confondues, de se mettre autour de la même table pour discuter et appeler, par exemple, de manière unitaire au soutien de la journée du 29 contre la franchise médicale ! ce n’est pas normal C’est l’un des tests sur la capacité de mobilisation contre Sarkozy. Nous savons très bien que nous ne sommes pas d’accord sur tout, mais au moins là-dessus, riposter avec le front le plus large possible.
La seconde journée importante de mobilisation sera le 18 octobre avec entre autre  la grève de la SNCF contre la réforme des régimes spéciaux
L’ensemble des journées qui se présentent sont des journées de riposte, le parti communiste s’inscrit positivement dans tout ce qui se présentera. Et nous sommes nous à l’initiative d’une journée le 27 octobre, qui sera une journée multiforme avec une semaine de riposte, un rassemblement à Paris. 

Aujourd’hui, c’est quoi être de gauche et à quoi cela sert ?
La gauche est dans une situation de très grande difficulté. Etre de gauche aujourd’hui, c’est riposter de la manière la plus unitaire à la politique de Sarkozy. On ne peut pas donner le sentiment que Sarkozy peut dérouler sa politique jusqu’en 2012 en toute impunité. Quand Sarkozy dit « travaillez plus, pour gagner plus », la gauche doit s’interroger sur ce qu’est le travail aujourd’hui. Il faut réfléchir sur des choses fortes, les relations entre l’individu et le collectif ; l’Etat et le marché ; la Nation, l’Europe et la mondialisation ; la liberté et l’égalité. Il y a besoin d’une gauche forte sur ses valeurs. Etre de gauche, c’est ne pas vouloir d’une société qui nous oppose les uns aux autres. Etre de gauche, c’est revisiter la question du service public : qu’est-ce qui doit relever de l’intérêt général ? C’est travailler à une vrai redistribution, c’est faire des propositions précises sur le développement solidaire et durable. Il faut requalifier la gauche sur un projet fort.
par Malik MERSALI publié dans : Vitrolles
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Samedi 6 octobre 2007
Le délit d’initié chez Airbus ébranle l’Hexagone C’est une bombe dans le ciel assombri de l’industrie européenne de l’aviation. Pendant qu’Airbus connaissait ses premiers couacs en 2006, ses dirigeants et actionnaires vendaient massivement leurs titres. En toute illégalité, estime l’Autorité française des marchés financiers (AMF), dans un document rendu public hier par « Le 07-10-04-lagardere-forgeard-eads.jpgFigaro ».

Qu’il semble loin, le temps où l’on s’émerveillait du dernier gros bébé d’Airbus, l’A380, où des chefs de gouvernement et des milliers de journalistes accouraient près de Toulouse pour découvrir le monstre, encore en pièces détachées : promesse de succès pour l’industrie européenne et cauchemar assuré pour le rival de toujours, l’Américain Boeing. Epoque trompeuse d’ailleurs, car en ce début 2005, quand d’une main le groupe EADS dévoile au monde l’A380, de l’autre, il entérine les retards de la chaîne de production. En mai de la même année, les dirigeants d’EADS savent déjà que les nombreuses commandes ne seraient pas honorées en 2006.

Bénéfices avant la chute La situation difficile les incite à prendre des mesures d’urgence réduction des coûts, etc. mais pas seulement. En novembre, constate l’AMF, plusieurs responsables du groupe commencent à vendre leurs titres. L’action, à l’époque, oscille entre 30 et 31 euros. Rebelote en mars 2006, quand les soucis de production, évoqués en conseil d’administration, restent confidentiels. L’action, faut-il le rappeler, allait dégringoler en dessous de 20 euros huit mois plus tard, une fois rendus publics les retards considérables pris par Airbus.

Cela s’appelle, selon l’Autorité des marchés financiers, un délit d’initié et cela peut rapporter gros, au moins dans un premier temps. Le document de l’AMF révélé par Le Figaro ne chiffre pas les gains des 21 dirigeants d’Airbus et d’EADS qu’elle a placés sous sa loupe. Mais dans un rapport préliminaire, elle parle de 90 millions d’euros de plus-values encaissées par quelque 1200 initiés. Et l’on sait que Noël Forgeard, l’ancien coprésident d’EADS, est soupçonné d’avoir empoché 2,5 millions d’euros suite à la vente d’actions, en mars 2006. La défense de Forgeard, comme celle d’Arnaud Lagardère, actionnaire du groupe, tient en quelques mots : « Airbus n’a pas signalé de retard irrattrapable avant mi-avril 2006, et les conséquences financières étaient alors très limitées. »

Le scandale est énorme. L’AMF met en cause de gros poissons. Outre Forgeard et Lagardère, sont concernés l’Allemand Thomas Enders, l’ancien confrère de Forgeard à la tête d’EADS (voir ci-dessous), mais aussi Manfred Bischoff, patron de DaimlerChrysler, le principal actionnaire allemand du groupe aéronautique. L’affaire risque d’enfoncer encore Airbus, miné depuis des années par les tensions franco-allemandes et qui annonçait en début d’année 10 000 suppressions d’emplois d’ici à 2010.

Pire : l’Etat français, actionnaire d’EADS, était au courant, affirme le gendarme de la Bourse. Il a laissé faire. « Par le pacte d’actionnaires, l’Etat n’avait ni à autoriser ni à empêcher la vente d’actions d’autres actionnaires », rétorque Thierry Breton, qui était alors ministre des Finances. Comme si cela ne suffisait pas, l’ex-premier ministre Dominique de Villepin a évoqué hier l’existence d’une caisse noire chez EADS. Un trésor caché géré selon lui par Jean-Louis Gergorin, l’ancien vice-président du groupe, soupçonné d’avoir initié une vaste manipulation financière, l’affaire Clearstream, visant notamment Nicolas Sarkozy et où Villepin pourrait avoir joué un rôle. Ce dernier a demandé l’audition d’Arnaud Lagardère l’ami du chef de l’Etat.

par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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Vendredi 5 octobre 2007



Dix idées sur le miroir aux alouettes des heures supplémentaires à Sarkozy


1°) les heures supplémentaires pour les 5 millions de salariés des entreprises de moins de 20 salariés devaient être majorées à 25 % depuis le 1er janvier 2005.  C’était la loi voulue par la gauche.
Ce sont MM. Fillon et Sarkozy qui ont empêché qu’elles le soient et qui ont reporté cela depuis trois ans.
Ainsi ils ont fait travailler plus en gagnant moins que prévu 5 millions de salariés depuis trois ans !

2°) L’exigence de hausse des salaires est générale. Le placebo de la promesse d’heures supplémentaires ne la remplace pas.
D’abord parce que nombre d’entreprises et de branches ne feront pas faire d’heures supplémentaires du fait du marasme actuel.
Ensuite parce que déjà dans d’autres branches, (HCR, bâtiment, agriculture, confection, agro alimentaire. ... Et les cadres) cinq, six, sept millions de salariés déjà travaillent plus prés de 45 h, de 50 h, voire, illégalement, de 60 h.
Enfin parce que ce système Sarkozy Fillon, c’est en fait la baisse du salaire brut sur celles des heures supplémentaires qui seront déclarées !

3°) « la liberté de travailler plus pour gagner plus » n’existe pas. C’est un mensonge de A à Z.
Celui qui prétend cela serait collé à l’examen de préparation en droit du travail. Tout salarié est subordonné (et non pas collaborateur). Seul l’employeur décide de la naissance du contrat, de la gestion du contrat et de la fin du contrat.
Jamais un salarié ne décide de la durée de ses horaires de travail. Les 35 h ne sont que la durée légale de référence. Un patron peut vous embauche à temps partiel en deça de 35 h et là, il n’y a pas d’heures supplémentaires, elles sont restées “complémentaires” donc non majorées.
Un patron peut, ou non, vous faire faire des heures supplémentaires, c’est lui seul qui décide. Dans certains cas de force majeure, refuser des heures supplémentaires peut être une faute. A l’inverse nul ne peut imposer à son employeur des heures. Par contre toute heure faite est due avec sa majoration appropriée : il existe cinq sortes de majorations désormais, à 25 %, à 50 %, à 100 %, et avec repos compensateur à
50 % ou a 100 %. Si un employeur n’a pas averti son salarié de son droit à repos compensateur, ce droit reste acquis sans prescription ; toute heure supplémentaire peut être réclamée cinq ans en arrière (mais attention, ils veulent réduire ce délai de 5 à 3 ans, voire 2 ans).

4°) les heures supplémentaires sont probablement aujourd’hui estimées à 2,5 milliards. C’est l’équivalent de 1,4 million d’emploi. Alors qu’il y a 4,4 millions de chômeurs et que le chômage vient encore d’augmenter de 11 800 en août.
Le système Fillon-Sarkozy d’heures supplémentaires, c’est le choix du maintien et de l’extension du chômage.
Comme ils veulent aussi rallonger la durée du travail sur toute la vie avec des retraites à 41 ou 42 annuités, à 61 ou 62 ans, le chômage, qui pourrait et devrait baisser en ce moment pour des raisons démographiques, restera élevé.

5°) Mais plus de moitié des heures supplémentaires ne sont pas déclarées, ni payées au taux légal.
Aucun moyen suffisant n’est donné à l’inspection du travail pour contrôler cette immense fraude qui pèse contre nos caisses de protection sociale. Pourtant il y a 9 plaintes sur 10 à l’inspection du travail pour heures supplémentaires impayées. Au mieux et très souvent, elles sont masquées sous forme de « prime exceptionnelle ». De quoi craindre, si elles ne donnent plus lieu à cotisations sociales ni impôt, que désormais ce soient des primes exceptionnelles qui soient masquées en heures supplémentaires.
 
6°) c’est avec la durée légale à 35 h que le nombre d’heures supplémentaires rendu possible a augmenté et non baissé : car la durée maxima du travail est restée fixée à 48 h (loi française et directive européenne). Il y a donc place depuis 2002 pour 13 h supplémentaires hebdomadaires au lieu de 9 h (du temps des 39 h).
En fait pour créer de l’emploi et augmenter les salaires, il faudrait faire l’inverse de Sarkozy : diminuer la durée maxima de 48 à 44 h et rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche dès la 36° heure.

7°) c’est la droite qui a poussé avec les lois Balladur et Fillon aux annualisations et modulations d’horaires sur des cycles. Ce qui est un moyen de rendre les heures supplémentaires invisibles et impayées puisqu’il y a des périodes « creuses » et des périodes « hautes ».  Ainsi lorsqu’il a surcroît exceptionnel de travail, les heures ne sont pas reconnues comme heures supplémentaires mais comme heures normales non majorées.
Borloo, en janvier 2005, a fait voter que « le temps de déplacement professionnel n’est pas du temps de travail effectif », ce qui pousse à faire travailler plus en gagnant moins, nombre de salariés appelés à se déplacer pour leur employeur.
 
8°) Ce sont des lois Fillon-Sarkozy qui ont allongé le contingent annuel autorisé d’heures supplémentaires :
il est passé de 180 h à 220 h avec possibilité d’y déroger, en pire, par accord (loi Fillon du 4 mai 2004 remettant en cause le principe de faveur)
Dans la poissonnerie, un accord a été signé pour 230 h de contingent annuel.
Et dans les HCR (hôtels, cafés, restaurants), un accord a été signé pour un contingent annuel de 360 h.  
Or le dépassement du contingent est soumis à autorisation préalable de l’inspection du travail, et surtout, c’est le seuil de déclenchement d’heures supplémentaires majorées de 100 %.
Ainsi en augmentant le contingent, Sarkozy et Fillon font travailler les salariés concernés plus en gagnant moins ! Puisque c’est seulement la 231 ° heure dans la poissonnerie et la 361 ° heure dans les HCR qui sont majorées de 100 % au lieu de la 181° heure.
 
9°) Ce sont encore les lois de droite, Sarkozy-Fillon qui ont étendu l’usage des “forfaits-jours”.
D’abord limités aux « cadres autonomes » par la gauche, ils ont été étendus aux “cadres itinérants”, aux “salariés itinérants”, puis à tous les salariés (loi Dutreil, juillet 2005) si un accord le permet avec un syndicat.
Or le “forfait jour” peut permettre de violer le calcul des heures supplémentaires et rend le contrôle de la durée maxima quotidienne (qui est toujours de 10 h) quasi impossible. Il ne reste plus que le repos quotidien fixé à 11 h (loi française et directive européenne).
 
10°) c’est encore Fillon et Sarkozy qui ont étendu les possibilités de « compte épargne temps » crée par Balladur dans sa loi quinquennale de 1994, ce qui signifie « le droit » de ne pas prendre ses congés payés et jours de RTT. Mais ce n’est pas un « droit » puisque le salarié est subordonné et que c’est l’employeur qui signe ou non un accord en ce sens. Avant cela les congés payés étaient obligatoires et c’était un délit de la part d’un employeur que de les “payer”. Fillon a facilité le « rachat » des « compte épargne temps » à taux zéro, ce qui revient encore à faire des heures supplémentaires non majorées : travailler plus en gagnant moins.

 
Le 1er octobre, les « lois supplémentaires » de Sarkozy-Fillon sont un marché de dupes qui coûte cher :
en effet, là ou, éventuellement, cela marchera, ce sera autant de « trou » en plus pour les caisses de Sécurité sociale puisque le salaire brut sur les heures supp’ est supprimé.
Car, il faut le dire, il n’y a pas de « charge » sur les heures de travail, il n’y a que des cotisations :
c’est à dire du salaire brut attaché au salaire net. C’est un salaire mutualisé, indirect. Là, ils baissent ce salaire brut, et ils promettent de compenser le manque à gagner qui en résultera pour les caisses sociales, par des reversements de l’état… à partir de l’impôt collecté sur les… salariés.

Enfin, derrière la duperie des heures supplémentaires,
entre en vigueur ce 1er octobre 2007,
le nouveau Code du travail, partie législative.

Ce nouveau Code du travail a été adopté, contre l’avis unanime exprimé alors par les syndicats,
C’est le Conseil des ministres
du 7 mars, qui l’a promulgué au Journal officiel le 12 mars 2007 par ordonnance dans un silence médiatique général.
La promulgation a prévu l’entrée en application du nouveau code au 1er octobre 2007 pour la partie législative.
500 lois ont été déclassées en décret.
Les parties réglementaires sont en voie elles aussi de ré-écriture, et sont prévues pour le 1er mars 2008.   

L’étouffement médiatique qui préside à tout cela est une honte. On change fondamentalement le code du travail sans concertation, contre l’avis des syndicats, sans débat, sans la moindre information publique.
C’est une destruction, une mutilation, un démantèlement du Code du travail (et de toute la jurisprudence qui s’y attache) tel qu’il s’est construit dans les luttes sociales depuis plus de 130 ans.

Des recours ont été effectués contre ce coup de force.
Le Parlement, pour éviter le succès possible de ces recours, devrait être saisi d’une demande de ratification des résultats des travaux des ordonnances en question, le 20 novembre prochain.
par Malik MERSALI publié dans : actualités nationales
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