le blog de gauche à VITROLLES
actuellement 49153 personnes connectées dont 4 sur ce blog
ici VOUS POUVEZ NOUS CONTACTER !!
par Malik
MERSALI
actuellement 49153 personnes connectées dont 4 sur ce blog
ici VOUS POUVEZ NOUS CONTACTER !!
L’analyse des résultats d’une élection est toujours un combat politique.
Le climat actuel nous ferait presque croire que le Front national a gagné l’élection. Il n’est pas besoin qu’on lui fabrique des victoires ; il n’est pas besoin qu’on s’extasie et que l’on valorise son résultat. Pour une large part, il a retrouvé son score de 2002, sans progrès significatifs en général, comme en particulier dans la classe ouvrière et les couches populaires. Il est vrai que ce n’est pas anodin : quoi de plus révoltant ? Et quoi de moins étonnant alors que Nicolas Sarkozy a passé son mandat à courir après Marine Le Pen pour lui rendre ses voix et torpiller les valeurs républicaines ?
Nous savions que ces idées dangereuses n’avaient pas disparu. C’est pour cela que nous les avons affrontées dans la campagne électorale, mettant fin à la mystification du prétendu « changement » et permettant de limiter les dégâts. Pour nous, le débat continue, le combat continue.
On a le sentiment que ce premier tour nous aurait fait entrer dans une cage de verre, où tout le monde aurait oublié le débat en cours, où les motivations multiples des votes auraient disparu pour céder la place à une sorte de tir à la corde dont le FN serait l’arbitre. Il n’est pas besoin d’aider Nicolas Sarkozy dans son entreprise abjecte. Le rejet de Nicolas Sarkozy demeure une constante et ses outrances actuelles signent son échec. Les questions sociales, celles de l’emploi, du pouvoir d’achat, du logement demeurent les préoccupations majeures des françaises et des français. Au deuxième tour, ils vont choisir entre poursuivre le naufrage dans lequel nous ont entraîné la droite de Sarkozy et de Merkel, où bien ouvrir la porte vers d’autres possibles, en votant pour François Hollande.
Le Front de gauche a clairement fait connaître son choix de deuxième tour, celui de mettre fin au cauchemar sarkozyste. C’est ce choix qui nous permettra de pousser le plus fort possible en faveur des intérêts populaires, avec notre programme L’humain d’abord et les assemblées citoyennes.
Car les élections législatives n’auront pas moins d’importance. Et les cartes que l’on peut voir fleurir appliquant mécaniquement les résultats d’un scrutin à l’autre relèvent du hors-sujet. Il n’est qu’à comparer les résultats des mêmes élections en 2002 ou en 2007. Dans notre département, le FN ne semble en position de gagner dans aucune des 16 circonscriptions. La droite est menacée dans nombre d’entre elles tandis que la gauche peut l’emporter dans un grand nombre d’endroits. Et dans ce contexte, le score du Front de gauche lui ouvre des possibilités sérieuses, car ce vote tiendra compte de façon forte des réalités locales, et qu’il sera un vote libéré des pesanteurs du scrutin présidentiel.
A écouter les commentateurs, le résultat du Front de gauche constituerait presque un échec. Or, c’est lui qui connaît la plus forte progression, c’est lui la nouveauté de ce scrutin, c’est lui qui vient modifier le paysage politique de façon inédite. La gauche n’a plus tout à fait la même couleur après le premier tour, et le thème de la disparition proclamée de l’alternative au système en a pris un coup dans l’aile.
Parce qu’il est des endroits où nous pouvons prétendre représenter la gauche, dans notre département, plusieurs circonscriptions peuvent se doter d’un député du Front de gauche. Nous allons tout faire pour que notre score aux élections législatives vienne confirmer l’enracinement de notre dynamique. Nous avons engagé un combat de longue haleine. Et la force du Front de gauche dans la future assemblée sera déterminante. Voilà des parlementaires qui pourront être d’un apport réel et combatif dans la nouvelle assemblée. Afin d’obtenir avec tous, des victoires pour le monde du travail, pour les quartiers populaires, pour l’ensemble de notre peuple, face aux marchés financiers et face aux idéologies de la peur.
Durant les jours qui viennent nous serons présents, avec nos candidats aux élections législatives, dans tout le département et le pays pour mobiliser en vue du second tour. Nous appelons les dizaines de milliers de personnes qui s’étaient donné rendez-vous sur les plages du Prado à manifester dans les villes des Bouches-du-Rhône le 1er mai pour donner à Nicolas Sarkozy une « vraie retraite » et mettre à l’ordre du jour l’augmentation du SMIC et du pouvoir d’achat, le droit à la retraite, la défense des services publics et de l’emploi…
Marseille, le 26 avril 2012
|
RÉSULTATS
Déclaration de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 22 avril, place Stalingrad à Paris Nous tenons les clefs du futur Que vous êtes nombreux ! Mes amis, pour autant qu'elles soient fiables, les premières estimations qui nous sont données nous permettent de tirer quelques enseignements. Le premier enseignement qui s'impose est que notre peuple semble bien déterminé à tourner la page des «années Sarkozy». Le total des voix des droites, dans toutes leurs composantes, recule par rapport à 2007. Mais l'extrême-droite est à un haut niveau : nous avons donc eu raison de concentrer notre campagne sur l'analyse et la critique radicale des propositions de l'extrême-droite. Nous avons eu raison de le faire, et si nous ne l'avions pas fait, peut-être le résultat, ce soir, serait-il encore plus alarmant. Il l'est ! Alors c'est le moment pour moi de dire combien nous nous sommes sentis seuls, à certains moments, dans cette bataille : l'un imitait, l'autre ignorait. Nous avons porté sur notre dos l'essentiel du combat. Honte à ceux qui ont préféré nous tirer dessus plutôt que de nous aider ! Souvenez-vous pour toujours des noms de ceux qui ont refusé ce combat ou, pire, qui ont préféré relayer les arguments calomnieux et anti-communistes de l'extrême-droite contre nous. A cette heure, c'est le score du Front de Gauche qui tient la clé du résultat final dans ses mains. C'est donc vous tous – et non pas moi, bien sûr – qui avez cette décision car, à la vérité, nous aurons été la force politique nouvelle, la seule qui ait percé et qui soit née dans cette élection. C'est nous, dès lors, qui avons les clés du résultat. Je vous appelle en conscience à assumer pleinement cette responsabilité sans vous occuper des commentaires, des impressions, des petits jeux de pronostics auxquels j'invite à ce que personne ne s'abandonne. Et je le redis très clairement : à cette heure, en conscience, il n'y a rien à négocier ! Notre engagement n'a besoin d'aucune autorisation ni d'aucune cajolerie pour se déployer dans toute sa force. Je vous appelle à vous mobiliser aux rendez-vous qui vous sont donnés. Le premier mai derrière nos syndicats, avec la classe ouvrière dans la lutte, notre camp, notre famille politique : le monde du travail et de ses revendications ! Je vous appelle à vous retrouver le six mai – sans rien demander en échange ! – le six mai, pour battre Sarkozy ! Je vous demande de ne pas traîner les pieds, je vous demande de vous mobiliser comme s'il s'agissait de me faire gagner moi-même l'élection présidentielle. Ne demandez rien en échange, seulement l'acte de votre conscience ! Pourquoi ? La bataille que nous menons n'est pas une bataille personnelle, ni même une bataille dans un seul pays : il s'agit de retourner la table, de renverser la tendance qui en Europe maintient tous les peuples sous le joug de l'axe Sarkozy-Merkel. Il faut le briser en France ! Voilà ce que nous allons faire ! Et parce que nous allons le faire, alors, il sera clair, net et sans bavure que c'est nous qui faisons les décisions dorénavant, à gauche, et dans le pays ! Élevons-nous à la hauteur du pouvoir qui nous a été donné par notre rassemblement. Continuons tranquillement de marcher notre chemin, car je vous le dis : inéluctablement, l'Histoire vient à notre rencontre et nous allons à la sienne. Inéluctablement, les solutions que nous avons défendues, et principalement celles du partage des richesses et du changement de régime, seront mises à l'ordre du jour par les chocs qui s'annoncent. Quel que soit le président de la République qui sera élu, la finance, d'ores et déjà, est déterminée à agresser le peuple français. Et alors, quel que soit le responsable, il n'aura d'autre choix que de se soumettre ou de résister : et pour ce qui est de résister, il n'y a qu'une force, la nôtre ! Ayez au cœur le sentiment du travail bien fait. N'oubliez jamais les images de la force de votre rassemblement. Ne vous laissez plus jamais éparpiller, disperser. En une seule fois, nous sommes parvenus dans le peloton de tête : la prochaine sera celle de la conquête définitive du pouvoir, par les urnes et la démocratie. Vive la République, vive la classe ouvrière, vive la France !
|
|
A nouveau le Pen est en tête à Vitrolles malgré une confirmation de l'implantation du front de gauche dans le paysage vitrollais , triste soirée !
|
VOIX |
% |
| Inscrits : | 24363 | |
| Votants : | 19169 | |
| Nuls : | 317 | |
| exprimés : | 18852 | |
| Eva JOLY | 266 | 1.4% |
| LE PEN | 5170 | 27.28% |
| Nicolas SARKOZY | 4219 | 22.26% |
| Jean-Luc MELENCHON | 2553 | 13.47% |
| Philippe POUTOU | 177 | 1% |
| Nathalie ARTHAUD | 87 | 0.46% |
| Jacques CHEMINADE | 48 | 0.25% |
| François BAYROU | 1068 | 5.64% |
| Nicolas DUPONT-AIGNAN | 291 | 1.54% |
| François HOLLANDE | 5073 | 26.77% |
tiny_mce_markerAmbiance mouvementée. Mais pas déchaînée. Si certains élus ont pris le large au soir du conseil municipal de jeudi, les autres ont embarqué pour une croisière d'arithmétique, au cours de laquelle personne - ou presque - ne s'est visiblement noyé... sous les chiffres.
C'était, en effet, la présentation du budget primitif principal 2012, le fameux "morceau de bravoure de la soirée", mené par un navigateur expert en finances, Malik Mersali. Toujours dans un esprit de pédagogie, l'adjoint, a une fois de plus, fait la démonstration "d'une structure budgétaire saine et pour l'instant solide, avec des équilibres bons", sans assommer son auditoire.
Dans les grandes lignes, 109,9M€ constituent le montant total du budget correspondant à toutes les entrées et les sorties en euros dans les caisses de la Ville. Sur ces quelque 109,9 M€ de dépenses réelles, 96,9 € sont entièrement dédiés à neuf axes de travail (lire ci-dessous), 13 M€ de différence provenant de mouvements financiers.
La dette ne fera pas sombrer la ville
Le mi-mandat marque le temps de l'émergence de grands projets qui représentent 50 % des dépenses. 25M€ y sont consacrés. La crèche des Pignes (2,5M€), le plan de rénovation urbaine (4,2 M€), la salle de spectacles (4,44 M€) sont actuellement en phase de travaux. La Maison de quartier des bords de l'étang est en cours de livraison (160 000 €) et trois autres projets sont en phase pré-opérationnelle (aménagement de l'avenue de Marseille - 420 000€ -, du CFAI - 170 000 - et la médiathèque - 430 000€).
Sans oublier les projets structurants, au nombre de neuf, parmi lesquels le théâtre de Fontblanche, les courts de tennis, la requalification des espaces publics du quartier des Romarins... La masse salariale, qui fait toujours l'objet d'une polémique entre majorité et opposition, s'établit quant à elle à 3 %.
Un chiffre constant depuis 2010, "et qu'on ne peut pas réduire." Pour Malik Mersali, "la structure budgétaire de la ville est bonne et pérenne depuis 2007. Il est important de la maintenir, voire de l'améliorer. Et cela passe par la recherche d'économie de gestion, de nature à augmenter notre autofinancement (3, 6M€), la poursuite de notre politique de recherche de subventions ainsi que la maîtrise de notre endettement."
Une dette "relativement faible" (26 158 185 €) au 1er janvier qui ne devrait pas faire sombrer la Ville dans les abysses, et qui représente 714€ par habitant (moyenne des villes comparables : 1 047€/hab). La dette est, par ailleurs, qualifiée de "non-toxique", selon le rapport Gissler. L'adjoint aux finances a également mis en avant "une gestion de trésorerie dynamique afin de limiter les frais financiers."
Une soucoupe volante largue les amarres
Si pour la Ville, ce budget "en équilibre" répond aux besoins des Vitrollais, dans un contexte économique qui reste très houleux, pour le Rassemblement des droites vitrollaises (RDV) "on n'y retrouve pas les moyens qui préservent les fondamentaux de notre système de solidarité, de sécurité et répartition des richesses, qui sont indispensables pour tous nos quartiers", exprime Christian Borelli, qui aime à malmener cette notion de "bien-vivre ensemble".
En l'absence de Christiane Aleman (qui siégeait d'ailleurs à la Commission des finances et qui a donné sa démission il y a quelques semaines au maire), l'élu d'opposition a retrouvé sa place de "leader", pour des joutes verbales comme au bon vieux temps avec Loïc Gachon.
Si l'année dernière, le groupe RDV avait voté contre le budget, cette année, "dans un esprit de responsabilité", il s'est simplement abstenu. "Parce qu'un bilan courageux ne consiste pas à suivre à la lettre le projet de votre prédécesseur", et de prendre à titre d'exemple "parmi d'autres, une médiathèque d'un coût de 14M €, amarrée telle une soucoupe volante dans un quartier à demi rénové pour cacher le reste de la misère."
Un flot de réactions
Des propos que Pascale Morbelli, adjointe à la cohésion sociale, a pris au bond, exprimant son entière satisfaction de ne pas être en accord avec Christian Borelli. "C'est un budget qui se veut créer de la richesse sur le territoire. Au moment où des classes ferment, nous avons mis en place le plan réussite éducation... Alors que vous ne soyez pas d'accord ne saurait que m'agréer... Nous ne sommes pas, vous et moi, sur les mêmes échelles de valeurs", a-t-elle déclaré, après avoir souligné que l'élu d'opposition avait "peut-être peur de l'accès à la culture à tous et des gens qui pensent", en référence à ses propos sur la médiathèque.
Comme lors du débat d'orientation budgétaire, chacun a mené sa petite barque y allant de son petit commentaire : Henri-Michel Porte, adjoint à la culture, a mis en avant les futurs temps forts liés à sa délégation (le théâtre de Fontblance, la salle de spectacle, Marseille Provence 2013...) ; le premier adjoint, Jean-Claude Mondoloni, a souligné que 25M€ d'investissement pour les équipements relève d'un "effort considérable" ; Dominique Taguelmint, en charge de la sécurité, a également mis en exergue "la politique volontariste" de la ville. "Nous ne manquons pas de courage politique, M. Borelli" . Pour Alain Areski, "ce budget permet d'accélérer la dynamique économique locale", quant à Henri Agarrat, il a fait état des chiffres de la misère en réponse à la réflexion de Christian Borelli sur la "répartition des richesses."
Un argumentaire qui n'a pas réussi à convaincre le groupe RDV, puisqu'il a souhaité marquer son "refus à une équipe qui dirige la ville au coup par coup, tel un voilier dans l'attente des vents favorables sans en connaître la destination finale".
"Ô Capitaine, mon capitaine !"
De quoi laisser "coi" le maire. "Vous cherchez désespérément, ce qui ne va pas !, lance-t-il, enpointant du doigt un manque de cohérence dans le discours de son opposant. Nous sommes déterminés et nous avançons dans le domaine de la solidarité, l'amélioration du service public, la construction de la ville, pour que Vitrolles s'inscrive dans un contexte métropolitain... Notre courage est celui de poursuivre cette stratégie d'investissement !"
Et de terminer, comme c'est presque devenu une habitude chaque fois que Christian Borelli l'attaque sur le bien-fondé de son statut de maire :
"Je n'ai aucune leçon de légitimité à recevoir de vous. À la barre d'un bateau, il y a toujours un capitaine et ici le capitaine c'est moi !" On l'aura compris, Loïc Gachon n'est pas prêt à abandonner "son" navire, à l'image du tristement célèbre capitaine du Costa Concordia...
réagissez