"Moi, je combats les idées En affirmant qu'il se " battra " pour que Le Pen ait ses parrainages, Sarkozy explique que " la démocratie ne doit pas être confisquée par un petit nombre de gens ". En tant que ministre de l'Intérieur, il avait largement le temps et les pouvoirs de réformer ce système s'il le jugeait antidémocratique. En réalité, le candidat UMP veut surtout éviter de provoquer la colère des électeurs du FN alors que depuis cinq ans il travaille non sans succès à les séduire avec sa " rupture conservatrice ".
Comme jamais, le candidat de la droite qui, comme on l"a vu dans son discours de Marseille sur l?immigration, a recyclé à son compte les thèmes du FN, est assuré d'un bon report des voix de Le Pen. Sans cet atout, il ne peut espérer de victoire. Et il tient d'autant moins à le gâcher que ces électeurs, s'ils étaient privés de leur candidat, pourraient manifester leur capacité de nuisance en se portant dès le premier tour sur Bayrou, l'autre candidat de la droite que les sondages placent en embuscade. Son appel aux parrainages en faveur de Besancenot ou d'autres candidats apparaît alors pour ce qu'il est.
Outre que cela ne le gêne en rien de participer à une dispersion de la gauche, Sarkozy veut camoufler sous une posture démocratique son inquiétante proximité avec l'extrême droite
Quelques rappels simples du candidat Sarkozy ,en images et en clair
de monsieur Le Pen, mais
je me battrai pour que monsieur Besancenot comme monsieur Le Pen puissent défendre les leurs", a déclaré N. Sarkozy.
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